Ces mesures d'accueil partagé sont caractéristiques des structures intervenant auprès d'une population très marginalisée, sans domicile permanent, dont les premiers besoins sont fondamentaux et basiques : s'alimenter, se reposer, se laver...
Au-delà des prestations et services d'accueil, les Caarud développent un panel de prestations qui entrent dans leurs missions : éducation à la santé, soins et accès aux soins, accès aux droits, au logement, à la formation et à l'emploi, mise à disposition de matériel de prévention. Enfin, des actions de médiation sociale sont développées par un certain nombre d'entre eux.
Éducation et santé
75 % des entretiens individuels et sessions d'information collectives sont axés sur les risques liés aux modes de contamination et aux substances. Les risques liés à la sexualité ne sont abordés que dans 25 % des cas. Les sessions d'information en groupe sont extrêmement peu fréquentes. Les professionnels ont recours quasi systématiquement à l'entretien individuel pour aborder ces questions. On peut faire l'hypothèse que cela correspond aux méthodologies d'interventions habituelles des professionnels, davantages axées sur les échanges en face à face.
Accès aux soins
Les Caarud sont également des acteurs de santé. En effet, la très grande majorité des actes d'aide à l'hygiène et aux soins de première nécessité sont réalisés au sein des structures par le personnel soignant ou socio-éducatif (9 actes sur 10). L'aide à l'hygiène et les soins corporels constituent les actes les plus fréquemment pratiqués (35 %) et sont réalisés sur place dans la quasi-totalité des cas, suivis des soins infirmiers (26 %), de l'information sur les traitements/observance (21 %) et du soutien psychologique (18 %). Ces actes nécessitent dans moins de 10 % des cas une orientation vers une autre structure.
Enfin, les Caarud favorisent l'accès et l'orientation vers la médecine générale et spécialisée. Parmi ces actes, la médecine générale représente la part la plus importante (40 %), avec l'accès à la substitution aux opiacés (24 %), le suivi psychologique (10 %) et le traitement du VHC (10 %). La plupart de ces actes sont réalisés sur place par convention ou font l'objet d'orientation. Les personnels des Caarud accompagnent physiquement les personnes, principalement dans les cas d'intervention vers les services d'urgence (51 % des situations) et de traitement du VIH (24 %).
Accès aux droits, à l'insertion et à la réinsertion professionnelle
Parmi cette catégorie de services, l'accès aux droits constitue la principale activité des Caarud. Plus de la moitié de ces actes sont réalisés directement et au sein des structures elles-mêmes. L'accès aux droits sociaux (33 %) constitue l'une des priorités des personnes accueillies, suivi des démarches administratives (30 %), de santé (23 %) et des démarches liées à des problèmes judiciaires (14 %). Près d'une situation sur dix nécessite un accompagnement physique des personnes.
Concernant la question du logement, 73 % des interventions des professionnels sont dédiées à la recherche d'hébergements d'urgence. La recherche d'un hébergement autonome (14 %), social (10 %) ou thérapeutique (3 %) constitue les autres interventions des professionnels au bénéfice des personnes reçues.
L'accès à l'insertion et à la réinsertion professionnelle sont les axes les moins développés par les Caarud en 2007. La situation de grande précarité des personnes accueillies explique facilement ce constat : les priorités et urgences ne sont pas à la recherche d'une formation ou d'un emploi. En effet, selon une variable synthétique de précarité socioéconomique, 77 % des personnes reçues sont considérées comme étant en situation précaire modérée à forte ; la précarité forte touchant davantage les femmes (42,3 %) que les hommes (33,4 %).
Mise à disposition de matériel de prévention
Près de sept personnes sur dix accueillies par les Caarud ont eu recours à la voie intraveineuse au moins une fois au cours de leur vie. Malgré la mise en place des campagnes et programmes de réduction des risques liés à l'injection, ils sont encore 73 % en 2006 à avoir pratiqué l'injection récemment et parmi eux, un sur cinq déclare partager son matériel d'injection.
Formations
Le forfait de soins global en EHPAD
Création des Agences Régionales de Santé (ARS)
Les indicateurs médico-sociaux économiques
Congrès
Le Rdv Formation Direction(s) - 7è Edition
Cycles
Cycle Gestion d’un EHPAD et politiques gérontologiques
Cycle Directeur d'établissement social et médico-social
Chef de service en établissement social ou médico-social
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