Malgré le contexte politique et budgétaire, « 2026 doit être une année utile pour les agents et les usagers ». C’est le cap fixé mi-janvier par le ministre David Amiel lors du premier Conseil commun de la fonction publique de l’année. Le point de départ d’un agenda social riche, en attendant le projet de loi dit de sécurisation.
Thématique prioritaire, l’amélioration de la vie quotidienne des personnels se déclinera au sein de divers groupes de travail. Notamment sur l’accès au logement, pour lequel l’exécutif réunira syndicats et employeurs pour « une mobilisation générale », après l’adoption d’une proposition de loi en ce sens le 12 janvier à l’Assemblée. La protection des agents contre les incivilités et le risque de corruption est aussi à l’ordre du jour : les travaux initiés par l’ex-ministre Stanislas Guerini seront relancés, en vue d’un prochain texte législatif. Le déploiement de l’intelligence artificielle et l’égalité professionnelle, après la signature fin 2025 d’un accord de méthode, sont aussi programmés. Ainsi que l’ouverture d’une négociation pour instaurer, dans l’hospitalière début 2027, un mécanisme de participation des employeurs à la complémentaire.
Horizon 2035-2050
Dans une visée pluriannuelle cette fois, un cycle de discussions mensuelles sera engagé en mars sur les carrières et rémunérations. L’enjeu face à « l'illisibilité des régimes indemnitaires et le tassement des carrières », justifie le ministère ? Dessiner les contours « d'un nouveau modèle de progression salariale ». Au-delà, treize ans après le rapport Pêcheur, la fonction publique se lance dans un exercice prospectif pour « adapter son cadre aux évolutions du monde du travail ». Attendue à l’automne, une revue stratégique à horizons 2035 et 2050 sera réalisée à ces fins par l’administration. Des réflexions susceptibles d’alimenter les débats des prochaines échéances électorales.
Gladys Lepasteur
Publié dans le magazine Direction[s] N° 249 - février 2026