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Profil
Un technicien du maintien à domicile

01/04/2026

Employés par les distributeurs de matériel médical, les techniciens d’équipement d’aide à la personne interviennent principalement auprès des bénéficiaires des services à domicile. Un métier en cours de professionnalisation qui est amené à se développer.

Le métier requiert également des compétences relationnelles, souligne Kaëlig Aubert, formateur.

« C’est un métier de niche mais porteur », assure Kaëlig Aubert, formateur et président du centre de formation Akali (La Réunion), pour présenter les techniciens d’équipement d’aide à la personne (TEAP). « En effet, le développement des accompagnements en ambulatoire et le maintien à domicile des publics en perte d’autonomie et en fin de vie prend de l’ampleur. La Réunion est d’ailleurs un des départements les mieux dotés en TEAP face à une population de plus de 60 ans davantage touchée par la perte d’autonomie à domicile : 11 % contre 7 % dans l’Hexagone, selon l’Insee. »

Installation, formation et contrôle

Les TEAP, aussi appelés intervenants médico-techniques à domicile, sont embauchés par les prestataires de services et distributeurs de matériel (PSDM), mais aussi, dans une moindre mesure, par des pharmacies ou des services d’hospitalisation à domicile. Leur rôle ? Livrer et mettre à disposition des personnes des équipements de maintien à domicile de catégorie 4 délivrés sur ordonnance médicale : lit médicalisé, lève-personne, fauteuil roulant manuel ou électrique. Après avoir formé le bénéficiaire aux règles d’hygiène et de sécurité, le technicien assure la maintenance via un contrôle périodique, et intervient en cas de problème. 

Les TEAP interviennent, à la marge, en établissement, comme en Ehpad où les lits médicalisés sont pris en charge. Quant à la maintenance annuelle et à la désinfection du matériel médical propre aux résidents, comme les fauteuils roulants, elle relève d’une prise en charge individuelle via la Sécurité sociale.

Au-delà du temps majoritairement passé sur les routes pour les livraisons, ce métier comporte une dimension administrative (traçabilité des interventions, facturation…), mais aussi relationnelle. Il implique la création d’une relation de confiance. « Les TEAP sont confrontés à la mort, au handicap. Les bénéficiaires les perçoivent comme des gens qui leur ressemblent, qui passent parfois plus de temps sur place que l’infirmière ou le médecin, qui peuvent les écouter… », décrit Kaëlig Aubert. D’où l’importance pour eux d’avoir été formés à « l’éducation thérapeutique du patient ».

Une certification désormais obligatoire

Le métier reste peu connu. De fait, sa professionnalisation est récente. Depuis 2013, il existait une obligation de formation minimale de prestataire de services et distributeurs de matériel (PSDM) pour les personnes chargées de l’installation de matériel médical à domicile. Souvent, les personnes se tournant vers cette formation ont un BEP ou CAP en électronique.

La profession est reconnue depuis 2019. Désormais inscrite au répertoire national des certifications professionnelles, au niveau 4 (baccalauréat ou équivalent) depuis le 31 janvier 2024, elle figure dans la liste 2025 des 19 métiers « émergents ou en particulière évolution » établie par le ministère.

D'autant que les PSDM doivent désormais obtenir une certification obligatoire leur permettant de conserver l’accès aux remboursements de l’Assurance maladie. Le but : standardiser les pratiques pour mieux garantir la sécurité des patients à domicile. Pour cela, la Haute Autorité de santé leur demande de mettre en œuvre la formation continue de leur personnel, notamment l’obtention du diplôme de TEAP. Cette certification qualité a été « pensée pour éviter les dérives. C’est un métier qui a été suivi dans son évolution, qui se développe à une vitesse conforme, et ça, il faut le saluer », conclut Kaëlig Aubert. La date limite pour s’y conformer est « en cours d’arbitrage [...] pour laisser le temps au secteur de mettre en œuvre la nouvelle obligation », nous indique la Direction générale de la santé.

Maïa Courtois

Point de vue

Cloé Legrand, cheffe de projets RH et juridique à l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (UNA)

« L’équipement d’un lève-personne ou d’un lit médicalisé à domicile se fait souvent en sortie d'hospitalisation. Les aides à domicile ne peuvent pas l’installer elles-mêmes : cela passe toujours par un prestataire. Nos structures ont aussi des ergonomes qui réalisent un diagnostic de l’aménagement du logement. Un technicien d’équipement d’aide à la personne (TEAP) peut ensuite être sollicité. Le plus souvent, c’est le bénéficiaire ou sa famille qui s’en occupe. Mais il arrive que les familles ne soient pas aidantes, avec un bénéficiaire isolé à domicile. Dans ces cas-là, nos structures jouent un rôle d’intermédiaire ou de "service après-vente" : on contacte le TEAP pour la phase d’installation. On peut le faire aussi en urgence pour une réparation, par exemple lorsqu’un lève-personne est bloqué en présence d’une de nos intervenantes. Mais le bénéficiaire reste celui qui est facturé puis remboursé par la Sécurité sociale ».

Publié dans le magazine Direction[s] N° 251 - avril 2026






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