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Convention de la Croix-Rouge française
La révision en attente d’agrément

23/10/2013
Philippe Cafiero, DHR de la Croix-Rouge française

« L'avenant de révision de notre convention collective a été envoyé à l’agrément. » À l’expiration du délai d’opposition, fin octobre, Philippe Cafiero, directeur général des ressources humaines à la Croix-Rouge française, est soulagé : « En l’absence d’accord, nous n’aurions malheureusement eu que le choix de la dénonciation. » Un scénario qui a notamment convaincu les syndicats CFTC, CFDT et CFE-CGC de parapher le texte, le 8 octobre ; et la CGT, non signataire de l'accord avec FO, de ne pas faire valoir son droit d'opposition. « Mais avec un tel chantage, la négociation ne pouvait être que déloyale », estime Anne Taquet, secrétaire générale de la CGT Santé privée.

3,3 millions d'euros d'économies escomptés

Les discussions auront finalement duré huit mois. Le temps pour l’employeur de revoir à la baisse ses objectifs d’économies : de 5,5 millions à 3,3 millions d’euros. « Nous avons fait attention à ne pas toucher au cœur de la convention, tout en supprimant des dispositions désuètes, comme le congé d’allaitement. » « C'est une atteinte aux droits des femmes, fustige Anne Taquet. Nous sommes revenus sur les petits "plus" qui donnaient sa valeur ajoutée à cette convention. » La question de la récupération des jours fériés qui coïncident avec un jour de repos a aussi été délicate. « Ceux qui travaillent "en cycles" pourront toujours y avoir recours, mais plus les autres », pointe Catherine Rochard, secrétaire générale de FO Santé privée.  

Travail en douze heures

Autres sources d’économies ? Le montant des indemnités de départ à la retraite a été raboté, tout comme le barème du remboursement des frais professionnels. « La Croix-Rouge prévoyait de reprendre l’ancienneté des salariés à 40 %, contre 100 % actuellement. Ce sera finalement 60 %, souligne de son côté Georges Gomez, secrétaire fédéral de la CFDT Santé sociaux. Nous avons essayé de limiter l’impact de cette révision pour les salariés. » Enfin, l’avenant prévoit la conclusion, dans les mois qui viennent, d’un accord de méthode sur la mise en œuvre d’une expérimentation du travail « en douze heures » par jour. Les débats promettent d’être animés.

Aurélia Descamps

Publié dans le magazine Direction[s] N° 113 - novembre 2013






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