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Conférence des métiers
Les acteurs saluent les revalorisations et se préparent pour l’après

24/02/2022

« Ces annonces et les financements dégagés doivent maintenant permettre d’engager une dynamique rapide et pérenne », a résumé le Collectif Handicaps à l’issue de la Conférence des métiers du 18 février. Comme lui, de nombreuses organisations (l’Uniopss, la FAS, le Gepso, l’AD-PA…) ont salué les engagements pris par l’État et les départements pour s’attaquer à l’enjeu de l’attractivité du secteur social et médico-social. « Aujourd’hui, c’est le tour des travailleurs sociaux professionnels de la filière socio-éducative », a souligné Jean Castex. Principale annonce de court terme faite ce jour-là ? L’extension à ces personnels exerçant dans les structures non lucratives (140 000 équivalents temps plein – ETP) et à leurs homologues du secteur public (30 000 ETP) de la prime de 183 euros mensuels. Ces revalorisations seront versées sur les bulletins de paie du mois de juin au plus tard, avec effet rétroactif à partir d’avril. « Une reconnaissance tant attendue », s’est, elle aussi, félicitée la CFDT, non sans souligner, comme d’autres, que les personnels administratifs et techniques restent encore sur le bord du chemin… « On ne lâchera rien », a d’ores et déjà prévenu la CGT

Combler les trous dans la raquette du Ségur

Pour réparer les « oublis » du Ségur, les médecins coordonnateurs des Ehpad et les professionnels de santé de la PMI bénéficieront eux aussi du complément de traitement indiciaire. Au-delà, les pouvoirs publics ont aussi considéré le cas des aides à domicile des centres communaux d'action sociale (CCAS), pour lesquelles « le principe d’une application des mesures de revalorisation identiques à celles de leurs collègues du monde associatif » a été entériné, s’est réjoui l’Unccas. Même reconnaissance pour les soignants des centres de santé infirmiers (CSI) relevant de la branche de l’aide à domicile (BAD) : 4 millions d’euros seront dévolus au financement des surcoûts liés à la mise en œuvre de l’avenant 43. Satisfecit de l’Udes, comme des organisations employeures de l’USB-Domicile, même si pour elles « de nombreux éléments restent encore à préciser, notamment relatifs au délai de versement de ce financement et surtout à son montant ».

Place au travail de fond

« C’est maintenant à un travail de fond que nous devons nous livrer pour prendre en compte l’ensemble du problème qui conduit à la désaffection et au mal-être des professionnels », a bien compris la Cnape. Ce sera la mission assignée au comité des métiers socio-éducatifs, installé d’ici avril pour piloter la mise en œuvre de ces engagements et pour organiser la dynamique de ces métiers dans la durée (architecture des qualifications et diplômes, innovation, relations gestionnaires-administrations, modernisation des outils de contractualisation…). 120 millions d’euros sur trois ans seront consacrés à la formation professionnelle et à la validation des acquis de l'expérience (VAE), avec des actions spécifiques pour l’encadrement intermédiaire. Un plan d’amélioration de la qualité de vie au travail sera par ailleurs lancé pour favoriser les conditions d’exercice dans le secteur : 15 millions serviront spécifiquement à former les managers à ces enjeux, a précisé le chef du gouvernement. 

Gladys Lepasteur

500 millions d’euros pour la CCUE

«183 euros contre une convention collective unique étendue (CCUE), c’est un marché de dupes ! », a lancé le syndicat FO le 18 février. Pourtant, le chantier d’élaboration d’un texte conventionnel unique pour la branche associative sanitaire, sociale et médico-sociale privée (Bass) est officiellement lancé depuis l’obtention par la Fehap et Nexem du feu vert de leurs adhérents respectifs la veille. Pour appuyer la démarche, les pouvoirs publics ont sanctuarisé une enveloppe complémentaire de 500 millions d’euros conditionnée à l’aboutissement du projet. « L’idée est de mettre les partenaires sociaux en responsabilité, traduit-on au cabinet de Jean Castex. L’État sera attentif au calendrier, aux enjeux d’attractivité à l’embauche et de fluidité des parcours. » Oui, mais dans quel délai ? Impossible d’attendre cinq ans [1], estime l’inspecteur général Igas Jean-Philippe Vinquant missionné sur le sujet : « Il faudrait au moins que les grands blocs (classifications, rémunération, temps de travail) soient fixés dans les deux ans, analyse-t-il. Pour cela, un bon dialogue social est nécessaire et toutes les parties doivent être impliquées, État et départements compris. » Prochaine étape ? La conclusion d’un accord de méthode.

[1] Délai maximal autorisé par la loi pour aboutir.






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