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Udes
« Prêts à améliorer l’employeurabilité »

15/12/2021

L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) présentera le 10 mars ses propositions pour un nouveau pacte social aux candidats à l’élection présidentielle [1]. Les explications de son président Hugues Vidor.

Quelle est l’ambition de votre manifeste ?

Hugues Vidor. C’est de montrer que les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS), très présentes sur les territoires, sont indispensables à la relance et au développement économiques et, plus globalement, pour faire face aux défis de demain. D’autant que, durant la crise, elles ont été au rendez-vous de par leurs engagements dans le care et le lien social en général. L’ESS doit donc être reconnue pour pouvoir infléchir les politiques publiques sur les thématiques qui structureront le prochain quinquennat.

C’est aussi l’occasion de lancer un appel aux employeurs de l’ESS ?

H. V. Oui. Une enquête auprès de 700 d’entre eux nous a permis de voir comment ils se positionnent sur les sujets qui font leur spécificité. Par exemple, 69 % considèrent que la réalisation de missions d’intérêt général est un facteur différenciant par rapport à l’économie de marché, et 58 % estiment que la participation des salariés est une marque de l’ESS. Tout cela nous pousse à aller plus loin pour améliorer leur « employeurabilité », c’est-à-dire leur capacité à créer de l’emploi de qualité, à faire vivre le dialogue social ou encore à être acteurs de la transition écologique. Ils sont prêts à prouver comment leurs valeurs se déclinent en pratique, ce à partir d’engagements qui seront mesurés tous les deux ans par des indicateurs. Cet appel sera signé par les 28 présidents de syndicats qui composent l’Udes et représentent les 30 000 entreprises du champ.

Est-ce à dire que pour être audible en 2022, l’ESS doit encore convaincre ?

H. V. Nous avons encore du chemin à faire, c’est vrai. Si nous avons récemment intégré le Conseil national de l’économie circulaire et le Haut Conseil de l’égalité, nous restons notamment absents des instances de protection sociale. Cette question devra être réglée avec les futurs responsables nationaux. Autre proposition ? La révision des critères de représentativité du niveau multiprofessionnel, qui doit aujourd’hui couvrir au moins dix branches. Vu le mouvement actuel de rapprochement des branches, l’Udes, qui en couvre 16, pourrait se trouver en deça demain et ne plus s’asseoir à la table des organisations représentatives ! Là encore, le sujet est à travailler avec le futur exécutif.

[1] Sauf Éric Zemmour et Marine Le Pen.

Gladys Lepasteur

Publié dans le magazine Direction[s] N° 204 - janvier 2022






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