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Politique salariale
Quelles mesures pour 2024 ?

21/02/2024
Pour Benjamin Vitel (CFDT santé-sociaux), le texte patronal ne réglera pas le déficit d’attractivité.

Peu d’enthousiasme à la veille de la conférence salariale qui devait se tenir le 28 février. Du moins chez les partenaires sociaux de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale (Bass) qui, quelques jours plus tôt, étaient encore suspendus à l’agrément de la recommandation patronale relative à la politique salariale… « Elle consomme déjà les crédits disponibles pour l’année, prévient Benjamin Vitel, secrétaire national de la CFDT santé-sociaux. On ne parle là que des enveloppes mobilisées pour les mesures d’urgence et de maintien de pouvoir d’achat décidées en parallèle de ce qui a été fait dans le public. Il ne s’agit pas encore de rattraper le déficit d’attractivité du secteur, conditionné à l’avancée de la convention collective unique étendue (CCUE). » Et c’est bien là que le bât blesse. « L’urgence 2024 ? Que les pouvoirs publics cessent le chantage à la CCUE ! s’agace Julie Massieu, négociatrice CGT. Les entendre répéter qu’il n’y aura pas de crédits déconnectés de ce chantier revient à dire qu’aucune réponse ne sera apportée aux salariés pendant plusieurs années. Or, on est bien loin d’avoir commencé à négocier : depuis deux ans, Axess discute seul, refusant de partir de constats communs. »

La BAD « responsable »

« La conférence salariale ne concerne pas que la Bass, mais aussi la branche du domicile (BAD) qui, elle, a fait le job en signant un avenant de révision des classifications-rémunérations, rappelle Benjamin Vitel. Les pouvoirs publics doivent s’assurer que les moyens sont suffisants pour que les premiers niveaux de salaire ne soient pas immergés sous le Smic. » Une situation récurrente qui a conduit la BAD à signer fin octobre un avenant no 61, tout juste agréé[1], pour revaloriser les plus bas salaires dès le 1er janvier 2024 (5 millions d’euros). « C’était du bricolage afin d’éviter le détricotage de l’avenant 43, explique Laurence Jacquon, directrice adjointe de l’union nationale ADMR. Mais cela ne peut en aucun cas constituer notre politique salariale, pour laquelle nous sommes maintenant prêts à entamer des négociations. » Sans attendre, les partenaires sociaux ont planché pour avancer une vingtaine de propositions ne relevant pas de la seule augmentation de la valeur du point, au coût conséquent. « Car nous sommes responsables, reprend Laurence Jacquon. Mais dans tous les cas, nous aurons besoin de moyens pour avancer. »

[1] Arrêté du 28 décembre 2023

Gladys Lepasteur

Publié dans le magazine Direction[s] N° 228 - mars 2024






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