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Travail social
Pour une IA qui reste au service de l’humain

20/05/2026
« Ce n’est pas l’utilité ou la performance d’une IA qui fait son succès mais son acceptabilité », affirme Thierry Calvat, co-fondateur du cercle Vulnérabilités et Société.

Comment ne pas subir l’intelligence artificielle (IA), mais lui trouver des usages utiles et éthiques ? Le cercle Vulnérabilités et Société, en partenariat avec Malakoff Humanis, la fédération patronale Fehap et l’Union pour la défense de la santé mentale, a publié début mai ses travaux sur les potentiels de l’IA dans l’accompagnement des personnes vulnérables. De mai à novembre 2025, le think tank a mené une étude exploratoire en deux volets. D’abord, une revue de la littérature internationale a permis de cartographier les innovations existantes ou émergentes et de constituer une base de données de 150 cas d’usage, surtout organisationnels et de maturité variable. Une première conclusion s’est imposée : « Ce n’est pas l’utilité ou la performance d’une IA qui fait son succès, mais son acceptabilité auprès de ses utilisateurs », affirme Thierry Calvat, le co-fondateur du cercle. Ensuite, des entretiens d’experts sont venus enrichir les travaux. « Notre conviction est que le secteur social et médico-social n’est pas prêt pour un grand soir de l’IA. Il faut adopter une stratégie des petits pas, qui créera un effet d’entraînement », assure encore Thierry Calvat.

Trois scénarios

En décembre dernier, le cercle a organisé un atelier d’idéation collaborative à 360°, associant professionnels, personnes accompagnées et décideurs, qui a débouché sur trois scénarios d’utilisation de l’IA : un « métier augmenté », une « autonomie augmentée », une « inclusion augmentée ». Pour y répondre, le think tank a défini des cas d’usage types, à forte valeur ajoutée et dotés d’une faisabilité technique à court terme, baptisés Small Companions et ainsi personnifiés. Lucie, « le booster de la qualité relationnelle », viserait pour les professionnels à « amortir les effets de l’instabilité des ressources humaines » grâce à une carte mémoire synthétique dictée par un référent, afin d’éviter les ruptures de parcours. Étienne, « l’auxiliaire situationnel », devrait permettre aux personnes vulnérables de mieux exprimer leurs besoins, et Hector, « l’agent inclusif territorial », pourrait contribuer à un meilleur accès aux ressources pour les usagers et leurs aidants. Le think tank a assorti ces Small Companions de feuilles de route opérationnelles. Charge aux acteurs de s’emparer de ces chantiers d’expérimentation tout tracés.

Ils pourront également compter sur les conclusions de la convention professionnelle pilotée par le laboratoire LaborIA [1], sous l’égide de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), qui pourraient paraître en juin.

[1] Lire Direction[s] n° 247, p.22 et n°236, p. 14 

Marie Duribreux

Publié dans le magazine Direction[s] N° 253 - juin 2026






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