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Tribune
Management bio-inspiré : apprendre des abeilles

29/06/2022

Pour Pascal Ségault, directeur d’établissements et services médico-sociaux, l’observation des abeilles est une passion. Mais aussi une source d’inspiration. Apiculteur amateur, il tire de cette activité quelques leçons managériales. Hyperconnexion au sein de la ruche, autonomie et décentralisation des décisions comme facteurs d’équilibre, ou encore plasticité des organigrammes qui permettent de s’adapter à tout changement... Un véritable modèle d’intelligence collective.

Pascal Ségault (Adages)

Nos abeilles ont bâti un modèle d’organisation qui perdure depuis des millénaires. La ruche s’adapte à son environnement, communique en permanence et produit l’énergie qui perpétue l’espèce. Ce modèle d’intelligence collective s’appuie sur des principes fondamentaux qui animent mon approche managériale. La ruche est productive. Elle prévient les conflits et les risques liés à son environnement. Elle veille à son ambiance et organise les relations entre les abeilles. Rien n’est laissé au hasard : c’est un exemple !  Lorsque nos organisations médico-sociales sont enrayées, nous nous tournons vers les sciences du travail et de la société. Depuis plus d’un siècle, celles-ci nous enseignent que la gestion des organisations complexes composées d’individus (le management) a produit de nombreuses théories. Certaines sont à l’origine de nos fonctionnements actuels et m’inspirent tout particulièrement comme l’école des relations humaines [1]. Malgré cela, notre secteur est à la peine. Il n’attire plus les jeunes, il rémunère mal la majorité des personnels et il perd le sens de son action lorsqu’il se marchande (appels à projets) ou devient lucratif. Le temps perdu dans la gestion des conflits révèle un climat social fragilisé. Le plus souvent, nos cadres s'y épuisent.

Nous pouvons essayer de penser comme une abeille. Nous pouvons prendre pour modèle un leadership holomidal [2] au sein duquel l’ensemble de l’organisation fait office de cerveau. Bien entendu, chaque individu a un rôle singulier, mais ici, chaque individu doit également avoir un point commun : l’altruisme. Nous pouvons tenter de nous inspirer des animaux pour innover en management tel que Léonard de Vinci nous y incite : « Va prendre tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur. »

Une communication permanente et audacieuse

La communication des abeilles est passionnante. Elle est la base sur laquelle l’ensemble de l’organisation s’appuie. Aucune n’y échappe car les interactions sont continues, sans distinction hiérarchique, et multimodales. La ruche est un milieu professionnel et social hyperconnecté et c’est sa plus grande force. En effet, les abeilles disposent de moyens de communication très diversifiés. Leurs échanges peuvent être directs, tactiles et visuels. Dans ces moments-là, elles se reconnaissent, s’encouragent et se guident sans distinction de fonction ni de caste. Ainsi, les butineuses effectuent des mouvements pour indiquer la direction d’un champ fleuri. Leur danse précise cherche à convaincre un maximum de leurs pairs afin que la récolte de nectar et de pollen soit abondante. Plusieurs butineuses s’y attèlent mais seules les plus convaincantes seront suivies par un nombre important de congénères. Cette danse comporte des indications, une direction et une promesse de récompense dont l’ensemble de la ruche bénéficiera, quelle que soit la butineuse que les insectes ont décidé de suivre. Dans cet exemple, nous retrouvons l’importance de donner une direction. L’idée de récompense est stimulante. Chaque abeille s’enrichira tout en livrant sa contribution à l’ensemble de la colonie. Chacune peut également donner une direction. Cette direction fait de chaque individu un « responsable » et nous verrons que cette responsabilité est vitale pour la survie de la colonie. L’expression de chacun est au service du projet collectif. Ainsi, l’autonomie et la décentralisation des décisions sont un facteur d’équilibre dont nous devons nous inspirer. La multiplicité des modalités de communication permet de toucher tous les individus, continuellement. Les abeilles ne comptent pas sur un seul canal pour transmettre leurs informations : la même information est transmise de plusieurs façons.

Leurs échanges peuvent être à la fois sonores, vibratoires, odorants ou phéromonaux. Ces techniques créent un bain de communication qui inonde toute la ruche. Par ce biais, les messages circulent pour informer, alerter, fédérer, protéger ou calmer l’ensemble de la colonie. Cette communication permet d’organiser une défense à l’approche d’un prédateur. Les gardiennes, situées à l’entrée de la ruche, signalent l’arrivée d’un frelon asiatique en vrombissant et en sécrétant une phéromone d’alarme immédiatement ventilée vers le centre de la colonie et relayée d’ouvrières en ouvrières. La phéromone de la reconnaissance permet quant à elle de développer le sentiment d’appartenance. Elle génère un élan collectif dont dépend la survie de la colonie. La reine diffuse des phéromones qui lui sont propres et dont la composition complexe donne des informations sur ses intentions et sur sa capacité à pondre (et à perpétuer l’espèce).

La reine : un rôle d’harmonisatrice

La reine communique surtout pour calmer la colonie. Elle a une fonction d’harmonisation de l’organisation qui permet aux ouvrières d’être à leur place. Ceci fonctionne seulement si elle-même est productive et exemplaire. La reine calme la colonie : elle doit être présente dans la ruche. Elle doit y être efficace et « au travail » afin de ne pas transmettre un sentiment d’insécurité immédiatement perçu par l’ensemble des abeilles. Si la reine n’a plus la faculté de pondre, si elle est malade ou malencontreusement écrasée par l’apiculteur maladroit, elle ne remplit plus sa fonction de régulatrice des humeurs et de production d’œufs fécondés. Cette information est sans délai transmise d’abeille en abeille grâce à une communication de crise multimodale et transversale, instantanée et précise. Les gardiennes deviennent plus promptes à défendre la colonie qui va s’affaiblir. Les ouvrières semblent avoir perdu le sens de leur action. La mise en suspend du projet de la ruche (perpétuer l’espèce) a un impact sur l’ensemble de ses habitantes. Cet exemple éloquent oblige les équipes de direction et la directrice ou le directeur de l’organisation. Tout d’abord, la question de l’exemplarité est centrale. Elle n’est pas galvaudée dès lors qu’elle applique simplement ces principes : l’équipe de direction travaille, elle est présente sur site, elle ne s’octroie pas des avantages que les professionnels n’ont pas. La reine est altruiste (c’est d’ailleurs sans doute génétique chez les abeilles), l’équipe de direction doit l’être. Pour Maeterlinck dans son excellent ouvrage La vie des abeilles : « La reine est la souveraine unique, mais aussi la servante royale, la dépositaire captive et la déléguée responsable. »

Bien qu’elle soit difficilement visible dans une organisation comptant plus de 50 000 individus, l’apiculteur remarque immédiatement si la reine remplit ou non ses fonctions. Il le perçoit rapidement car l’agitation de la colonie est perceptible à deux mètres de la ruche : les abeilles « tapent » [3] les intrus qui s’approchent, s’agitent sur la planche d’envol et vrombissent moins harmonieusement. Nous constatons alors que seule l’absence (ou la défaillance) de la reine peut interrompre la quasi-totalité du travail au sein de la ruche. La rumeur et la désorganisation sont perceptibles à l’extérieur.

À l’origine, l’œuf qui donne naissance à une nouvelle reine n’est pas différent des 2 500 œufs pondus chaque jour par la reine en place. Il est logé dans une cellule plus grande (la cellule royale) et la larve qui va naître est nourrie exclusivement à la gelée royale. À sa naissance, cette jeune reine éliminera ses concurrentes (car les abeilles en élèvent plusieurs simultanément afin de s’assurer une naissance royale), puis effectuera un vol nuptial durant lequel elle sera fécondée par plusieurs mâles et pour le reste de sa vie. Une de ses missions principales commence alors : pondre pour perpétuer la colonie.  

L’équipe de direction : une autorité apaisante

Ce sont les abeilles qui décident d’élever une nouvelle reine : la colonie décide de remplacer la reine existante pour diverses raisons. Le plus souvent, les abeilles considèrent que la reine est trop vieille et moins productive. En effet, celle-ci n’est pas toute puissante. Elle ne dirige pas seule bien qu’elle soit l’unique incarnation de « l’autorité apaisante ». Elle est indispensable pour fournir du travail et assurer la descendance. Cette nécessité serait une fragilité si elle était répliquée tel quel dans nos organisations. La personnalité et les compétences de la directrice/du directeur ne peuvent pas incarner, elles seules, l’autorité apaisante de la reine. De surcroit, cette compétence s’opère lorsque la reine est présente car elle est transmise par un message chimique qui stimule mais également inhibe les ouvrières. Elle est en continu au sein de la ruche car la reine ne la quitte que deux fois au cours de sa vie : lors du vol nuptial et lors de l’essaimage (départ définitif). Aujourd’hui, l’ère des directions omniprésentes et vivant sur site est révolue. Il serait d’ailleurs fou de penser que seul le directeur/trice peut délivrer son autorité apaisante, car il s’agit d’une qualité de direction et non celle d’un professionnel. Ici, notre attention doit se porter sur l’importance de l’équipe de direction et de ce qu’elle incarne. Celle-ci doit réussir à ne parler que d’une seule voix. Elle doit établir un projet managérial qui recherche l’apaisement des salariés. Elle doit accepter d’adapter ses demandes sur la base des signaux transmis par les professionnels de terrain. Ses membres doivent se relayer afin que l’équipe de direction soit présente au sein de l’établissement tous les jours. En effet, je le rappelle car c’est extrêmement important : la présence physique de la direction apaise l’organisation. Au sein de la ruche, c’est la colonie qui donne le rythme. La reine adapte la quantité de travail qu’elle fournit en fonction des informations transmises par les ouvrières sur l’environnement de la ruche et ses conditions de travail.

La reine peut donc être chassée par la colonie. Ce phénomène, que nous connaissons tous, s’appelle l’essaimage. Il se produit au printemps avant les importantes miellées (les récoltes). Bien que l’espérance de la vie de la reine soit de cinq années, elle est généralement chassée plus tôt, lorsque sa capacité de production d’œufs diminue. Ainsi, les abeilles attendent de leur reine de l’efficacité et de l’apaisement. Bien qu’elle soit la souveraine unique, elle est également la première à servir l’intérêt de la ruche en travaillant et en remplissant sa mission.

Des fonctions évolutives

La ruche est organisée pour faire pondre la reine, s’occuper du couvain et perdurer, quelles que soient les saisons et les menaces extérieures. Son objectif est de perpétuer l’espèce. Elle y parvient en donnant une fonction et une place à chaque abeille.

Les insectes sociaux ont inventé le polyéthisme. Il s’agit du partage des tâches en fonction de l’âge de l’insecte. Ce phénomène permet à l’ouvrière d’être nourrice, bâtisseuse, butineuse… dans le cadre d’une évolution générale de ses fonctions. Bien que l’évolution naturelle de leurs missions les conduise à occuper toutes ces responsabilités, il arrive tout aussi naturellement que certaines d’entre elles reviennent sur un métier déjà occupé. Les changements de l’environnement externe ou au sein de la ruche expliquent ce phénomène. Cette plasticité de leur organigramme leur permet de s’adapter pour survivre en compensant une carence ou une défaillance. Cette adaptation est essentielle car toutes les fonctions sont utiles voire vitales. Nos organisations traversent actuellement des crises. L’épidémie de Covid 19 a obligé nos établissements à s’adapter afin que les services rendus aux publics ne soient pas interrompus. Les organisations les plus souples sont également celles qui en ont le moins souffert. Au sein de certains Ehpad, nous avons pu être marqués par la réactivité et l’engagement des équipes qui se sont relayées en continu auprès des résidents. Des glissements de fonction se sont organisées, spontanément. Des stratégies de coopération, sans compétition, ont démontré notre capacité à évoluer au sens darwinien du terme, à savoir que les espèces vivantes évoluent depuis l’aube des temps. Les professionnels ont fait preuve d’intelligence en « essaim », sans supervision et avec peu de direction. Ici, notre intelligence collective a démontré sa capacité à régler les problèmes et à défendre fraternellement notre organisation et les personnes dont nous sommes responsables. La connaissance et le partage des fonctions de l’ensemble des individus contribuent à cette adaptation. Bien entendu, il ne s’agit pas de gommer les responsabilités de chacun : au contraire. Il ne s’agit pas non plus de penser qu’une organisation peut fonctionner sans hiérarchie car il existe bel et bien des lignes hiérarchiques entre la reine, les ouvrières, et au sein de la colonie entre les ouvrières elles-mêmes (les gardiennes disposent d’une autorité par exemple). Néanmoins, ces lignes hiérarchiques sont courtes. L’organigramme de la colonie est semblable à une pyramide aplatie qui peut se renverser comme un « sablier » lorsque le temps de la reine est écoulé.

Un mouvement perpétuel

Notre planète tourne, nos vents soufflent et nos organisations complexes sont en constante évolution. Les colonies ne dorment jamais. La ruche doit être ventilée, chauffée à 31 degrés pour préserver son couvain (même lorsque les températures sont négatives à l’extérieur). L’immobilisme induit le déclin. Si la ruche s’arrête, elle pourrit. Le taux d’humidité y augmente et les teignes s’y installent. L’absence de projet a les mêmes conséquences : si la reine ne peut plus pondre (et ainsi donner une direction et du travail à ses ouvrières), le rythme ralentit, la colonie s’affaiblit et devient une proie pour les frelons et les parasites. Sans doute avez-vous déjà constaté ce phénomène à une autre échelle : la malaïgue. Il s’agit de l’odeur nauséabonde des étangs du sud de la France lorsque les algues pourrissent en leur fond et dégage un gaz malodorant. Ce phénomène entraîne une chute du taux d’oxygène dans l’eau et la mort de nombreux organismes. Pour que l’étang respire à nouveau, un vent salutaire est nécessaire : il crée une oxygénation et permet la diminution de la température de l’eau. Au sein de la ruche et de nos organisations, l’absence de mouvements crée une anoxie. Le rythme de travail peut diminuer ou augmenter en fonction de l’environnement et du climat social, mais il doit être continuellement alimenté par des projets, des objectifs, des évaluations, du sens et des défis.

Effectuer une pause dans les projets est une erreur managériale. D’ailleurs, ce passage au point mort a des conséquences rapides telles que l’apparition de tensions entre les professionnels, la baisse de l’attention à l’égard des personnes accompagnées, voire un relâchement institutionnel cautionné par l’idée qu’il faille faire une pause. Bien entendu, l’adaptation du rythme de l’établissement est une nécessité. Les cadres peuvent être amenés à lever le pied et à diminuer leurs attentes ou leurs exigences s’ils constatent que les équipes en ont besoin. La colonie elle-même adapte son rythme, mais elle ne s’arrête jamais. Bien que la direction (et la reine) soit garante de ce mouvement, les professionnels peuvent le stimuler voire l’initier. Rappelons que, dans la ruche, les abeilles font courir la reine sur les cadres pour l’empêcher de pondre (de donner du travail) si l’environnement extérieur n’y est pas favorable. Dans cet exemple, pour que la charge de travail des abeilles diminue (s’adapte), la reine symbolise le mouvement en « courant » davantage. Les équipes de direction connaissent bien cette augmentation de leur rythme de travail lorsqu’elles doivent garantir le fonctionnement de l’établissement tout en diminuant (adaptant) leurs attentes à l’égard des professionnels : l’un ne va pas sans l’autre. Le perpétuel équilibre de l’organisation en mouvement est garanti par la compensation organisée des diminutions ou des augmentations du rythme de l’organisation entre l’équipe de direction et les personnels.

[1] George Elton Mayo (1880-1949), l’enquête de Hawthorne à la Western Electric Company par Elton Mayo est une étude empirique sur laquelle se fonde l'école des relations humaines.

[2] Forme d’intelligence collective au service du collectif. 

[3] Dans ce cas, les abeilles ne piquent pas les intrus qui s’approchent de la ruche mais elles les préviennent de ne pas approcher davantage en se « cognant » sur eux. On dit alors que les abeilles « tapent ».

Pascal Segault

Aller plus loin

La vie des abeilles, Maurice Maeterlinck, 1901

Histoire et sociologie du management, Christian Thuderoz, Insa Lyon, 2006

Biomimétisme et management. Leçons de la nature, Olga A. Bogatyreva et Alexandr E. Shillerov, 2015, à télécharger sur www.biotriz.com

Humanité bio-inspirée, une autre approche, Gauthier Chapelle et Kalina Raskin, Le Cherche-Midi, 2020

Carte d’identité

Nom. Pascal Ségault

Formation. Diplôme d’État d’éducateur spécialisé, licence sciences du travail et de la société, master 1 Gestion des établissements de santé, Cafdes, et certificat de formation en apiculture auprès du Rucher départemental de l’Hérault.

Parcours. Aide médico-psychologique (non diplômé) en maison d’accueil spécialisée ; éducateur spécialisé en maison d’enfants à caractère social (Mecs) ; chef de service en Mecs et en institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (Itep) ; chef de serviceen établissement pour enfants et adolescents polyhandicapés (EEAP) ; directeur technique d’une Mecs, d’un Itep et des dispositifs associés ; directeur adjoint du pôle de compétenceset de prestations externalisées (PCPE) Est Hérault.

Fonction actuelle. Directeur d’un Ehpad, d’un service de soins infirmiers à domicile (Ssiad) et d’un EEAP de l’association Adages, à Montpellier

Publié dans le magazine Direction[s] N° 210 - juillet 2022






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