Directions.fr : Le site des directeurs et cadres du secteur social et médico social

Unaf/Udaf
« Comment juger qu’on en fait trop pour les familles ? »

22/03/2017

Notre travail a maintes fois été salué par les pouvoirs publics, se défend Marie-Andrée Blanc, qui préside l’Union nationale des associations familiales (Unaf). Ce après la publication mi-mars d’un référé de la Cour des comptes, attaquant la gestion de l’organisation et des unions départementales Udaf.

Marie-Andrée Blanc, présidente de l'Unaf

Faute de représentativité « suffisante », la Cour préconise de revoir le financement de l’Unaf et de le conditionner à des conventions d’objectifs. Votre sentiment ?

Marie-Andrée Blanc. D’abord, nous ne l’avons pas attendu pour travailler sur le nombre de nos adhérents et pour lancer, il y a trois ans, un plan de développement en ce sens. Mais ce sujet n’a rien à voir avec nos modalités de financement : celles-ci sont liées à notre statut et à nos missions définies par la loi, à savoir représenter et défendre les 18 millions de familles en France et intervenir sur les questions qui les touchent. Soumettre cette activité à l'avis préalable de l'État par le biais de conventions serait antinomique avec notre indépendance.

Que répondez-vous à la nécessité d’une « gestion plus modeste » ?

M.-A. B. Nous fonctionnons avec de l’argent public, il est donc normal que nous soyons garants de sa bonne utilisation. Nos dépenses de fonctionnement évoluent modérément, et les frais des administrateurs sont conformes aux impératifs d’une bonne gestion. Aucune dépense excessive n’ayant été pointée, rien ne justifie une telle charge. Par ailleurs, le fonds spécial (source de notre financement) est lié au périmètre de nos missions : comment peut-on juger que nous en faisons trop pour les familles ?

L’Unaf était-elle avertie des dysfonctionnements relevés dans les services tutélaires des Udaf ?

M.-A. B. Lorsque l’une d’elles a rencontré en 2014 des problèmes, l’ensemble des mesures a été confiée à une union voisine par le tribunal de grande instance. C’est la preuve que lorsque nous avons connaissance d’un souci nous agissons, mais aussi que la qualité de l’accompagnement est reconnue ! Quant à l’idée de confier à l'Unaf des pouvoirs sur la protection juridique, rappelons que la gestion et le contrôle des Udaf sont intégralement sous l’autorité de l’État, en particulier de la Justice. 

Propos recueillis par Gladys Lepasteur

Publié dans le magazine Direction[s] N° 152 - avril 2017






Ajouter un commentaire
La possibilité de réagir à un article de Direction[s] est réservé aux abonnés  du magazine Direction[s]
Envoyer cette actualité par email :
Email de l'expéditeur (vous)*

Email du destinataire *

Sujet*

Commentaire :

* Champs obligatoires

Le Magazine

N° 204 - janvier 2022
Droits et libertés des publics. Vingt fois sur le métier
Voir le sommaire

Formation Direction[s]
Offres d'emploi
Les 5 dernières annonces publiées
C.D.E Leclerc Chauvin

Cadre socio-éducatif (H/F)

Association Mlezi Maoré

Directeur d'IME/SESSAD H/F

Association Mlezi Maoré

CHEF DE SERVICE ESR/SAMIF/ADMINISTRATEUR AD’HOC H/F

CAP DEVANT

RESPONSABLE MAINTENANCE TECHNIQUE (H/F)

FEDERATION APAJH

Directeur Adjoint F/H


Voir toutes les offres
Trophée Direction[s] : l'essentiel

Rendez-vous en 2021 pour la prochaine édition

 Voir le palmarès 2019 

Voir le reportage vidéo du lauréat 2019

Sous les hauts patronages de :
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé,
Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge des personnes handicapées,
Christophe Itier, haut-commissaire à l'Économie sociale et solidaire et à l'Innovation sociale.