Depuis le 1er juin 2026, les équipes d’hospitalisation à domicile (HAD) peuvent réaliser des évaluations anticipées au domicile des patients (EA-HAD) [1]. « C’est une très bonne nouvelle. Cela permettra de développer la pratique, d’éviter des transferts inutiles aux urgences et de réaliser des économies pour l’assurance maladie », souligne Anastasia Strizyk, directrice Stratégie et développement de la Fédération nationale des établissements d'hospitalisation à domicile (Fnehad). Celle-ci a poussé ce projet en tant qu’axe fort de la feuille de route HAD 2021-2026.
Un état de santé dégradé
Parmi les critères à remplir côté patient, dont le consentement doit être recueilli ? Présenter un état de santé susceptible de se dégrader « à courte échéance » et avoir émis le souhait de ne pas être transféré à l’hôpital. Pour sécuriser la mise en œuvre du dispositif, plusieurs documents sont requis, dont une convention entre l’HAD et le demandeur.
Déployées depuis 2022 en faveur des résidents d’Ehpad, les évaluations anticipées réalisées par l’HAD ont déjà été étendues au 1er janvier 2023 à l’ensemble des établissements sociaux et médico-sociaux avec hébergement, y compris ceux intervenant dans le champ du handicap ou de la précarité. Mais cette extension peine à se concrétiser. « Cela fait partie des axes d’amélioration identifiés par la fédération », reconnaît Anastasia Strizyk. Depuis 2023, l’enveloppe nationale allouée aux EA-HAD est de 3 millions d’euros en crédits non reconductibles, les montants 2026 ayant été délégués en mai [2].
[1] Note d’information n° DGOS/P2/2026/64 du 3 juin 2026
[2] Circulaire n° DGOS/FIP1/2026/59 du 28 mai 2026
Sybilline Chassat-Philippe
Publié dans le magazine Direction[s] N° 254 - juillet 2026